À quelques jours d’un rendez-vous électoral majeur, le Bénin se retrouve face à une interrogation silencieuse mais profonde : sommes-nous en train de préparer une véritable compétition démocratique, ou simplement de confirmer une orientation déjà adoptée par une grande partie de la population ?

 

Sur le terrain, les observations convergent. Dans plusieurs localités, les dynamiques semblent déjà clairement dessinées. Le nom de Romuald Wadagni revient avec insistance, porté par une continuité des réformes engagées sous Patrice Talon.

 

Une convergence d’idées plus qu’un affrontement

Fait intéressant : le débat politique actuel ne se structure pas autour d’une opposition radicale.
Des voix issues de l’opposition, notamment celle de Paul Hounkpè, insistent sur la nécessité d’ajuster certaines actions du pouvoir.

 

Mais ces préoccupations ne rencontrent pas une fin de non-recevoir. Bien au contraire, elles semblent pouvoir être intégrées dans une logique d’amélioration continue.

 

Cela soulève une réalité rarement dite :
👉 et si les visions n’étaient pas aussi opposées qu’on le croit ?

Une question de responsabilité nationale

Organiser une élection présidentielle est un acte démocratique fort. Mais c’est aussi un processus coûteux, mobilisateur, parfois source de tensions.

Dans un contexte où :

les équilibres politiques sont déjà largement établis

les priorités du pays restent le développement économique et la stabilité

les grandes orientations ne font pas l’objet de ruptures majeures

une réflexion responsable s’impose.

Penser autrement la consultation populaire

Plutôt que de s’engager mécaniquement dans un processus électoral classique, une autre approche pourrait être envisagée.

Pourquoi ne pas consulter directement le peuple sur l’opportunité même de cette élection ?

Un mécanisme simple pourrait être proposé : 👉 une consultation nationale autour d’une question claire
Faut-il maintenir l’élection présidentielle dans les conditions actuelles ?

Une telle démarche permettrait :

d’écouter la volonté réelle des citoyens

de réduire les dépenses publiques importantes liées aux campagnes

d’apaiser le climat politique

de renforcer le sentiment d’unité nationale

Des acteurs de la société civile, à l’image du président de l’ONG Racines Africa, invitent déjà à dépasser les logiques de camps.

L’enjeu ne serait plus de savoir qui gagne ou qui perd, mais plutôt : 👉 comment gagner ensemble pour le Bénin

Dans un contexte où certaines idées se rejoignent, une collaboration élargie pourrait accélérer les progrès et éviter des divisions inutiles.

Le Bénin a toujours été cité comme un exemple de stabilité démocratique en Afrique.

Aujourd’hui, il a l’opportunité d’aller encore plus loin :
non pas en renonçant à la démocratie, mais en l’adaptant avec intelligence, pragmatisme et sens de l’intérêt général.

Car au fond, la vraie question n’est pas seulement électorale :
👉 quelle décision sert le mieux le peuple béninois, ici et maintenant ?

 

#l’Africain Engagé